La nuit tombe sur Lavau sur Loire, petit village au charme certain où le grand fleuve a sa petite ruelle qu'un lampadaire style ancien éclaire la nuit venue.
La nuit tombe sur Lavau sur Loire, petit village au charme certain où le grand fleuve a sa petite ruelle qu'un lampadaire style ancien éclaire la nuit venue.
L'orange de mer s'est invitée à l'exposition de couleurs des anémones bijoux. Une proximité qu'il est commun de rencontrer. L'éponde Tethya Citrina et l'anémone Corynactis Viridis seraient-elles
de grandes amies ?
Dimanche 12 février 2012
-9°C dans l'air et 6°C dans l'eau... Voilà ce qu'on pourrait appeler une plongée hivernale. C'était ce 12 février à Roussay encore enneigé tandis que la banquise envahissait la Loire du côté de
Nantes et que les icebergs descendaient vers l'estuaire. Peu de monde dans l'eau, même douce... Une bouillotte magique dans la semi-étanche de mon binome, quelques consignes de la part de la
patronne des lieux pour éviter les givrages, un salut au bonhomme de neige qui surveille la mise à l'eau et quand faut y aller faut y aller !
La promenade commence par une visite de la cabane de chantier où quelques semaines plus tôt nous passions sur le grill de la stabilisation des manilles dans les mains et le masque partout sauf
sur les yeux. Une descente dans la zone des 25 mètres pour se rendre compte qu'à cette profondeur c'est froid... et l'explo se concentrera sur quelques-unes des figures de la célèbre carrière du
Pays Choletais. Le P'tit Luc, le camion de pompier, le Pascabel, le bus... des épaves à l'histoire bien sûr moins chargée que "nos" tôles marines mais qui offrent néanmoins des points de vue
dépaysants.
Mais les mains répondent de moins en moins, la respiration s'accelère, il faut se résoudre à nous diriger vers la fin du parcours. Un petit tour dans le pipeline pour Freddy, une découverte de
trésor puis nous faisons tranquillement surface après 47 minutes dans une ambiance que j'apprécie de plus en plus. Le nez redécouvre l'air frais et le froid saisi aussitôt les quelques
centimètres carrés de peau qui lui sont exposés. Le gardien du plan d'eau nous lâche un sourire de bois (voir première photo) et direction les vêtements et le café chaud. La prochaine sera
sûrement moins épique !
Freddy, mon binome, près du directeur de plongée du jour








Plus de photos dans l'album Roussay
Mercredi 1er février 2012
Le pétrolier est à la parallèle des docks de la raffinerie. Le VB Saint Marc et le VB Saint-Brévin entrent en scène, la manœuvre d'accostage va commencer. Les deux remorqueurs nullement
impressionnés par la masse d’acier qui leur fait face se collent au bordé tribord du tanker et font parler leurs 2900 chevaux vapeur respectifs.
L'eau saumâtre de la Loire maritime se met à tourbillonner le long de la coque, signe que les 150.000 tonneaux de l'Erviken dérapent latéralement. Tandis que le soleil se lève enfin et réchauffe
un peu le fond de l'air, la tôle à bâbord s'approche du quai. Plus que quelques mètres. Le VB Pouliguen quitte la poupe pour venir soutenir l'effort à tribord, suivi par le Belle-Ile venant lui
de la proue. L'Erviken Accoste !
Le pilote en passerelle du tanker donne les derniers ordres, le VB Saint-Marc restera pour le début de pompage, le reste de la flotte des remorqueurs aux cheminées rouge flanquée du "B" en a
terminé avec la manœuvre de la matinée et rentre au port sous le ciel maintenant bleu clair hivernal.
Merci à l'équipage du VB Saint-Brévin et plus généralement à Boluda Saint-Nazaire de m'avoir accueilli dans une sympathique ambiance pour assister à cette belle manœuvre. C'était extra
!










Mercredi 1er février 2012
Rendez-vous à 8h30 dans l'avant port de Saint-Nazaire pour une balade particulière. Ce 1er février j'ai eu la grande chance d'embarquer à bord du remorqueur VB Saint-Brévin de la compagnie Boluda
pour assister de près aux manœuvres d'accostage d'un pétrolier à la raffinerie de Donges.
L'Erviken, un tanker norvégien de 274 mètres de long approche et c'est l'appareillage de la flotte de quatre remorqueurs pour aller au point de rendez-vous. Route de collision tout à fait
habituelle (c'est le but de se rejoindre !) nous approchons à belle allure de la masse d’acier. Les remorques avant et arrières sont rapidement passées et la flotte progresse passant sous le pont
de Saint-Nazaire puis le long des quais de Montoir de Bretagne.
Météo France avait annoncé une belle matinée mais il faut l'admettre, ils se sont (encore) trompés ! Le viking a apporté avec lui un plafond de grisaille et un beau petit vent d'Est vivifiant
pour qui traîne sur le pont. Mais à peine le temps de se refroidir, le VB Saint-Brévin, avec le Capitaine Sorel à la barre se glisse devant l'étrave du tanker et le Belle-Ile, remorqueur de tête,
pour aller rejoindre le VB Saint Marc du côté du bordé tribord. Nous approchons des quais de la raffinerie, la manœuvre d'accostage va bientôt commencer...








Dimanche 22 janvier 2012
Voilà ce qui arrive quand on se met à l'eau après tout le monde, on se chope de l'eau chargée. Néanmoins, la plongée en eau trouble réserve souvent quelques ambiances particulières. Ce fut le cas
sur le Pascabel dont le beaupré semblait vouloir s'échapper des profondeurs monochromes. Mais non, cette fois encore, le voilier restera posé à 18 mètres de profondeur dans la carrière de Roussay
où il mène une seconde vie d'épave en eau douce. Une épave à l'abri du sel mais pas des regards de plongeurs en quête d'immersions hivernales... et d'ambiances fantomatiques !