Regarde la mer

Grace Dahlia, du bleu et de la corne de brume

15 Mars 2016, 20:02pm

Publié par Pascal Collin

Dimanche 6 mars 2016

L'arrivée d'un gros méthanier ne passe jamais inaperçue le long des quais de l'estuaire de la Loire. Si ce méthanier est à cuves Moss, qu'il est parmi les plus imposants de sa catégorie et que sa coque offre une belle peinture, vous avez là de quoi attirer quelques objectifs.

Le Grace Dahlia est de ce genre de beaux navires de transport qui attirent à lui les fans d'acier lourd maritime. Sa livrée bleue flanquée des initiales "NYK" de son armateur "Nippon Yusen Kaisha" captive inévitablement le regard des promeneurs du front de mer. La taille de ses 4 cuves Moss termine de les convaincre du gigantisme du navire.

Mais pour aller épouser le quai du terminal méthanier, le Grace Dahlia a besoin de plus petits que lui : les remorqueurs aux cheminées rouge Boluda et aux puissants moteurs. Une manœuvre entre soleil et grisaille qui comme à l'accoutumée sera effectuée toute en douceur. Exceptionnellement elle se terminera par un concert de cornes de brume. En effet, c'était la dernière du commandant du VB Pouliguen qui une fois de retour au port allait "poser sac à terre" comme on dit dans la marine !

Un grand merci à Boluda Saint-Nazaire pour l'autorisation d'embarquer et aux marins du VB Saint-Marc pour l'accueil à bord.

Grace Dahlia, du bleu et de la corne de brume
Grace Dahlia, du bleu et de la corne de brume
Grace Dahlia, du bleu et de la corne de brume
Grace Dahlia, du bleu et de la corne de brume
Grace Dahlia, du bleu et de la corne de brume
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Sauvons le Charles Babin

11 Février 2016, 17:44pm

Publié par Pascal Collin

Vous connaissez toutes et tous le Belem, célèbre 3 mâts qui attire les foules à chacune de ses participations à un rassemblement nautique. Ce succès est amplement justifié au regard de son élégance tant à quai que fendant la vague toutes voiles dehors. Les vieilles coques acier aux formes arrondies et à la tôle rivetée se font rares dans notre pays, trop rare même. Qu’elles aient eu un passé civil ou militaire, ceux qui en sont responsable ont la fâcheuse et malheureuse tendance à sous-estimer la valeur historique, voire économique (car de nos jours cette notion semble primer sur tout pour les décideurs de tous poils) que représentent ces vieux navires au riche passé. J’en veux pour preuve la pauvre Jeanne d’Arc, ambassadrice de notre Marine Nationale durant des décennies et qui, le moment de la retraite venu, fût lâchement cédée aux ferrailleurs. A défaut de devenir un musée, une fois désamiantée elle aurait pu se voir offrir une deuxième vie en étant immergée sur un beau fond de sable en mer d’Iroise ou Méditerranée. Colonisée par la faune et la flore elle serait devenue l’une des plus belles et des plus convoitées des épaves d’Europe, attirant de nombreux plongeurs et faisant la joie de quelques commerces locaux. Mais non. Elle qui avait fait la fierté de tant de marins et leur famille est actuellement à l’agonie, torturée et démembrée par les chalumeaux oxycoupeurs. Une misère !


Si pour « la Jeanne » il est trop tard, il est un élégant navire de servitude qui est encore sauvable et chacun d’entre nous peut y contribuer. Il s’agit du baliseur Charles Babin. Construit en 1949 aux Chantiers de la Loire à Nantes et d’abord baptisé Pierre Durepaire, le navire à la coque en acier riveté de 49 mètres de long a mené une longue et vénérable carrière. Durant 64 ans il a inlassablement relevé les bouées et leurs chaines permettant à ses marins leur entretien. A la retraite depuis 2013, il n’en reste pas moins une figure de Saint-Nazaire, son port d’attache. Mais vous l’avez lu au paragraphe précédent, l’état à qui il appartient n’a que faire des passés, aussi glorieux soient-ils et le Charles Babin doit être vendu. Il serait tellement malheureux que ce soit au prix de la ferraille !


Bien décidés à éviter ce triste scénario, quelques passionnés menés par Charles Raffin-Caboisse, un ancien bosco du Belem, se sont mis en tête de sauver le Charles Babin. Ils ont élaboré le projet d’offrir une deuxième vie, de voilier, à l’ancien Baliseur. Transformé en « 3 mats barque », le Charles Babin embarquerait, en plus de son équipage, des scientifiques et leur laboratoire afin d’aller étudier les océans du globe. Voilier au design unique, il deviendrait à coup sûr un nouvel ambassadeur de notre marine à voile. Mais ceci n’est qu’un court et incomplet résumé du projet, une description en mots et en images se trouve au lien ci-dessous… ainsi que la possibilité de participer au projet, même pour une petite somme. Mais que ce soit juste pour quelques Euros, vous vous offrirez la grande fierté d’avoir contribué à sauver ce patrimoine et imaginez, le plaisir pour vos yeux lorsque vous l’apercevrez voguant le long de nos côtes, gréement dans le vent. Alors n’hésitons plus, sauvons le Charles Babin !

Cliquez sur le Charles babin et accédez au projet

 

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Sous l'oeil des deux colonnes

28 Décembre 2015, 14:15pm

Publié par Pascal

Passage de lumière à haute vitesse, sous l'oeil de deux colonnes d'acier. Ceux qui fréquentent mes pages auront peut-être reconnu l'endroit. C'est un de mes lieux préférés pour réaliser de telles captures de "Trains de lumière" : La ligne Nantes - Saint Nazaire qui traverse la raffinerie de Donges, un lieu hautement photogénique. Eloignez-vous de la voie ferrée, la lumière colorée va passer.

Bonne fin d'année 2015 à toutes et à tous. Je vous donne rendez-vous en 2016.

Sous l'oeil des deux colonnes
Sous l'oeil des deux colonnes

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