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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 19:20

Novembre 1759

Depuis 1756 les ennemis héréditaires sont plongés dans la Guerre des sept ans. En ce mois de novembre 1759 la tempête fait rage sur la Bretagne depuis plusieurs jours. Fuyant le blocus anglais et profitant d'une brève accalmie, la flotte française partie de Brest fait cap au sud. Malheureusement ses voiles ont été repérées par les Anglais et la poursuite est lancée.

Le 20 novembre, en baie de Quiberon, dans une mer formée par un vent glacial, les premiers poursuivants anglais, plus rapides, ont leurs proies en vue. Sous les ordres de l'amiral de Conflans, la flotte française rompt la formation pour prêter main forte à son arrière garde tandis que les navires anglais se rangent en ligne de front. Avec près de 50 navires engagés, des centaines de canons et des milliers d'hommes, la bataille qui s'annonce marquera son époque et restera dans les livres d'histoire.

En début d'après midi le vent souffle de plus en plus fort rendant les manœuvres d'autant plus difficiles pour ces vaisseaux lourdement armés. Vers 14h30 les navires de têtes anglais rattrapent l'arrière garde française à hauteur du Plateau des Grands Cardinaux. Les premiers boulets de canon sont échangés alors que la flotte française n'est toujours pas en ordre de bataille.

L'amiral Edward Hawke ordonne à ses troupes de faire feu de tout bois. Dans la houle, les navires de la Royal Navy remontent les lignes françaises tout en échangeant des bordées avec elles. Sur le théâtre des combats la confusion s'installe en même temps que les vents tournent. En plus de livrer bataille contre l'adversaire, les navires doivent affronter de très mauvaises conditions de mer. Certains vaisseaux sont victimes des canonnades meurtrières, d'autres démâtent sous l'effet du vent, d'autres encore embarquent tellement de paquets de mer dans des manœuvres trop hâtives qu'ils sombrent emportant avec eux des centaines de marins.

A 17h, la nuit tombe et met fin aux combats qui ont coûté la vie à près de 3000 hommes dont 2500 français. La flotte française est sévèrement défaite. Le Soleil Royal, son navire amiral, est d'ailleurs en feu. Les vaisseaux qui n'ont pas sombrés ou qui n'ont pas été fait prisonniers sont réfugiés et bloqués à l'embouchure de la Vilaine. Seuls sept navires ont réussi à s'echapper de la baie de Quiberon.

La flotte anglaise n'est pas non plus épargnée. La nuit qui s'installe ajoute au risque de naufrage sur les plateaux rocheux du secteur. Le HMS Resolution va ainsi fracasser sa coque sur le Plateau du Four en face du Croisic. Malgré l'effort de ses 600 marins, le navire et ses 74 canons se perdent dans l'eau glacée. C'était le 20 novembre 1759, ce qui devait s'appeler la Bataille des Cardinaux prenait fin.


A l'été 2012, André Meignen et Philippe Niatel, sur les indications d'un ami chasseur sous-marin, découvraient des canons qui, après tout ce temps, n'attendaient plus la visite de quiconque. Puis, rapidement, ce fut une cloche qui se livra. Les inscriptions relevées sur cette dernière indiquèrent le nom du navire sur le pont duquel elle rythmait jadis le temps et les manœuvres. Après plus de 250 ans passés loin des hommes le HMS Resolution venait d'être découvert.


Dimanche 5 mai 2013

C'est par une météo bien plus clémente que lors de la bataille des Cardinaux que nous rendons visite au HMS Resolution. Mon guide est Philippe Niatel, un des co-inventeurs de l'épave. Etalée sur un large périmètre implongeable en une seule fois, celle-ci semble montrer la lutte que les marins anglais ont livré pour sauver leur navire. Sans doute ont-ils passé par dessus bord plusieurs canons dans l'espoir de le déséchouer. La zone que nous explorons ce jour expose justement une vingtaine de canons. Témoins d'un temps révolu, ils sont posés tels des joyaux sur le beau sable coquillé du plateau du Four.

Près d'eux, ici un boulet, là un élément de structure, une pièce inconnue... Le site renferme sûrement des trèsors d'archéologie navale. Visiter un tel lieu historique qui plus est dans une eau d'une telle clarté fut une immense chance. Merci Philippe pour la visite guidée.

Resolution T5583
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Resolution T5593

Par Pascal Collin - Communauté : Photos sous marine en bretagne
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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 18:00

Dimanche 5 mai 2013

Il y a des jours, on se dit que si on était pas allé plonger, on aurait raté quelque-chose. Ce dimanche 5 mai 2013, était une de ces journées. L'épave du Laos reposait dans une eau d'une rare clarté. Une visibilité extraordinaire offrant la possibilité, une fois n'est pas coutume, d'admirer avec beaucoup de recul les formes du vieux paquebot naufragé.

Les trois chaudières rescapées, la zone machine totalement éclatée, le parcours le long de la ligne d'arbre traversant les restes de structure, le beau morceau de poupe et son reste d'appareil à gouverner, tout cela était baigné dans une belle ambiance claire et bleutée comme on en espérait plus ce printemps. Une superbe plongée !


Laos T5467
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Laos T5553

Par Pascal Collin - Communauté : Photos sous marine en bretagne
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Samedi 27 avril 2013 6 27 /04 /Avr /2013 19:30

Jeudi 28 mars 2013

Montons sur le portique la grue N°1 du terminal charbonnier et, malgré le ciel devenu malheureusement tout d'un coup bien gris et sans contrastes, faisons le tour du propriétaire. Il faut bien se caler sur ses deux pieds car l'heure et au déchargement du Canada Bulk et la grue est en perpétuel mouvement.

Vers l'ouest, la grue N°2 s'occupe des cales arrières du long cargo. La cabine du pontier est à la hauteur de la passerelle du navire. Par delà leurs lignes droites respectives, apparaissent les silhouettes des grues des terminaux céréaliers et conteneurs. Plus loin se dessine la longue courbe du pont de Saint-Nazaire.

Au sud, ce ne sont que quelques lumière et constructions qui sortent du rivage encore "sauvage". Nord et sud de l'estuaire de la Loire, sont de vraies thèses et anti-thèses.

A l'est, les yeux se braquent immédiatement sur le Dolviken amarré à Donges 7 et délivrant sa cargaison d'or noir aux pipe-lines de la raffinerie dont les milles lumières viennent de s'allumer. Une barge apparaît sur la Loire, c'est la Ligérienne 4 qui vient chercher une ration de charbon pour la centrale de Cordemais. Celle-ci réclame à manger pour terminer la saison froide (si elle se décide à se terminer un jour).

Au nord, les roue-pelles émergent de leur étendue de carbone. Au loin, c'est Montoir de Bretagne puis la Brière, grande étendue de marais sauvages et protégés.

Voilà, le tour d'horizon se termine, il faut redescendre sur le plancher des vaches pour poursuivre la balade à hauteur photographique plus conventionnelle. Dommage que les belles couleurs du crépuscule promises par Météo France aient été totalement masquées par une barrière de nuages. C'était néanmoins une visite peu ordinaire. Merci à la société OTCM de m'avoir accordé cette autorisation et à son chef de quart de m'avoir guidé sur la géante à damier.

Canada Bulk T5707
Canada Bulk T5719
Canada Bulk T5730
Terminal Charbonnier T5734
Dolviken T5747
Dolviken T5748
Ligerienne 4 T5751
Dolviken T5753
Terminal Charbonnier T5711
Canada Bulk T5756-2
Canada Bulk T5762
Terminal Charbonnier T5778

Par Pascal Collin
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Dimanche 21 avril 2013 7 21 /04 /Avr /2013 20:00

Dimanche 14 avril 2013

L'étale de haute mer approche, c'est l'heure des grandes manœuvres dans l'estuaire de la Loire. Deux navires sont en approche, deux clients simultanés pour les remorqueurs Boluda. L'Europa 2, petit paquebot luxueux prend la direction de la forme C. Derrière lui, une coque à la livrée orange se dirige vers les quais de Montoir de Bretagne. C'est le Sunrise Sky, un cargo long de quelques 190 mètres.

Pour l'aider à garer sa coque contre le quai du terminal céréalier, les VB Croisic, Pouliguen et Cognac le rejoignent à la hauteur du pont de Saint-Nazaire. Le Cognac affiche de belles formes navales des années 70. D'habitude basé à La Rochelle, il est venu prêter main forte à ses collègues ligériens.

Les remorques sont passées et la flotte approche de l'emplacement prévu. La manœuvre d'évitement commence. Le Sunrise Sky doit effectuer 180° avant d'accoster.  Lentement les 190 mètres, tirés d'un côté et poussés de l'autre glissent sur l'eau. Le cargo, de nouveau parallèle au quai, va maintenant être poussé contre celui-ci.

Il y a foule au terminal aux céréales, la place disponible dépasse de peu celle du nouvel arrivant. Les marins, le pilote et les lamaneurs vont devoir réaliser un beau créneau avec la longue coque d’acier. Les amarres sont lancées puis assurées, les remorques tendues puis relâchées, les ordres fusent, ça y est le cargo orange est contre le quai. Les remorqueurs se collent contre lui le temps pour les lamaneurs de terminer son amarrage.

Le ciel s'est doucement couvert mais un rayon de soleil vient projeter l'ombre d'une grue du terminal sur le château du Sunrise Sky, comme pour saluer son nom. Dans cinq jours le cargo reprendra la mer et ira voir le soleil se lever sous d'autres latitudes.

Un grand merci à l'équipage du Pouliguen de m'avoir permis d'assister à ce grand spectacle.

Sunrise Sky T6117
Sunrise Sky T6138
Sunrise Sky T6146
Sunrise Sky T6150
Sunrise Sky T6154
Sunrise Sky T6175
Sunrise Sky T6234
Sunrise Sky T6254
Sunrise Sky T6243
Sunrise Sky T6274-1
Sunrise Sky T6280
Sunrise Sky T6292
Sunrise Sky T6304
Sunrise Sky T6324
Sunrise Sky T6335
Sunrise Sky T6358
Sunrise Sky T6411
Sunrise Sky T6081
Sunrise Sky T6362
Sunrise Sky T6389
Sunrise Sky T6398
Sunrise Sky T6408
Sunrise Sky T6407

Plus de photos dans l'album
Sunrise Sky T6150

Par Pascal Collin
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