Regarde la mer

M486, belle coque profonde et retournée

10 Septembre 2016, 17:41pm

Publié par Pascal

Le 5 août 1944 dans la soirée, sept navires allemands quittent Saint-Nazaire et mettent le cap vers La Pallice. Composée d'un seul navire de combat (l'aviso SG3), de 2 dragueurs de mines, de chalutiers armés et de navires de servitudes tel un câblier, c'est une flottille hétéroclite et à la faible valeur militaire qui prend la mer. Chargés en soldats, personnels féminin et matériels, les navires et leurs équipages comptent sur la nuit pour réussir à éviter l'ennemi qui lui est puissant et peut venir des airs comme de la mer.

Dans la nuit, les navires gagnent le large et sont dans le nord ouest de l'ile d'Yeu. Ce que les marins de la Kriegsmarine et leurs passagers ignorent c'est qu'ils ont été repérés par une armada anglo-canadienne et que l'enfer ne va pas tarder à se déchainer. Peu après minuit, les puissants navires alliés se glissent entre le convoi allemand et l'ile d'Yeu puis ouvrent le feu. C'est un véritable déluge d'obus de gros calibre qui s'abat sur les navires allemands. Pris par surprise et quasi incapables de riposter ils sombrent les uns après les autres en un quart d'heure à peine. Seul l'aviso SG3 parvient à s'extirper du combat. Ils sera coulé par des avions anglais moins de 24 heures plus tard dans la baie des Sables d'Olonne.

Les canons se taisent, ils ont semé la désolation dans le convoi allemand. Les navires ont disparus de la surface emportant avec eux de nombreuses vies. Craignant la riposte des batteries allemandes de l'ile d'Yeu, les navires alliés s'éloignent. Là où quelques minutes plus tôt la mer s'embrasait de la violence des combats, le calme règne de nouveau. Quelques survivants surnagent dans la nuit, ils ont très peu d'espoir d'être secourus et rejoindront bientôt leurs camarades dans les profondeurs de l'Atlantique ainsi que dans les abîmes de l'histoire.

Lundi 25 juillet 2016

Près de 72 ans après cet inégal combat naval oublié des livres d'histoire et méconnu du grand public, Jean-Marc et moi nous immergeons sur le M486, l'un des deux dragueurs de mines envoyés par le fond cette nuit là. Des épaves du convoi, c'est la plus éloignée du continent et donc la plus profonde. Suivant la marée, sa profondeur flirte avec les 60 mètres, voire les dépasse un peu. L'épave est posée à l'envers sur le sable. Bien que sa dégradation se soit accélérée ces dernières années, elle est superbe. Sa poupe où ses deux hélices entourent le safran encore à poste est à ne pas louper. La visibilité dépassant régulièrement les 20m dans le secteur, il ne faut pas hésiter à prendre un peu de recul pour apprécier pleinement la vision. Longer la coque de plus en plus ouverte permet d'observer l'intérieur du navire. Ainsi, sa chaudière tribord est parfaitement visible. D'ailleurs, juste en avant de celle-ci, une grande brèche permet de pénétrer, ce que Jean-Marc et moi faisons.

Une fois dans les entrailles de la "bête", c'est une toute autre plongée qui démarre, une plongée sous plafond ! Nos lampes éclairent ce qui d'habitude est dans l'obscurité. De gros œillets blancs ont colonisé les structures verticales et les corynactis décorent le pont. Ici, tout n'est que mélange de blanc, jaune et orange. Le bleu des congres, que nous avons dérangés en pleine sieste ou chasse se fait furtif et fuyant, les rayures argentées des tacauds rasent le fond.

Le temps passe et nous devons regagner la surface. Une petite pensée pour les victimes dont la plupart avaient pour seul tort d'être dans le mauvais camp, puis nous démarrons la longue remontée. Au palier, un poisson lune que nous n'avions pas aperçu au fond vient nous tourner autour et termine en beauté cette superbe plongée.

Le M486 sur le site des Anges

M486, belle coque profonde et retournée
M486, belle coque profonde et retournée
M486, belle coque profonde et retournée
M486, belle coque profonde et retournée
M486, belle coque profonde et retournée
M486, belle coque profonde et retournée
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Ariel, bric à brac sous-marin

20 Août 2016, 13:05pm

Publié par Pascal

Dimanche 24 juillet 2016

Plongée sur l'épave de l'Ariel, depuis la plage des Sabias sur la côte ouest du petit paradis qu'est l'ile d'Yeu. Après quelques dizaines de minutes de bateau, nous arrivons au-dessus de l'Ariel, là même où le 8 décembre 1954, dans la tempête, le petit cargo hollandais sombrait emportant 5 de ses marins avec lui. Depuis ce triste évenement, son épave repose sur le beau sable du large par 60 mètres de fond.

Bascule arrière, descente dans le bleu Atlantique et nous l'appercevons, l'épave du cargo. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'à par l'arrière, c'est un sacré bazard sous-marin ! La rondeur de la poupe encore existante s'écroule rapidement. On imagine les violents épisodes de destruction qui se sont joués ici lors des coups de tabacs d'hiver. Malgré la profondeur, année après année, les tempêtes ont eu raison des structures navales et ont laminé l'acier. Les apparaux du navire, tordus, ont été éparpillés sur le sable. Idem pour les tôles de ce qui fut la coque. Arrachées, elles reposent désordonnées sur le fond.

Néanmoins, la bonne visibilité aidant, on apperçoit tout de même différentes formes du passé du navire. Treuils, mâts de charge, bittes d'amarrage... Sans oublier la plus belles des pièces : son hélice ! A 60m, la visite passe vite et il est déjà l'heure de remonter. Nous laissons l'épave à ses nouveaux habitants, les lieux, congres, crustacés... à leurs yeux qu'importe le bric à brac, l'Ariel est de tout façon une seule chose : leur maison.

L'ariel sur le site des ANGES

Ariel, bric à brac sous-marin
Ariel, bric à brac sous-marin
Ariel, bric à brac sous-marin
Ariel, bric à brac sous-marin
Ariel, bric à brac sous-marin
Ariel, bric à brac sous-marin
Ariel, bric à brac sous-marin
Ariel, bric à brac sous-marin
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Ariel, bric à brac sous-marin
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La Lambarde à l'assaut du MT Helen

12 Août 2016, 15:56pm

Publié par Pascal

Mercredi 3 août 2016

C'était une sortie photos sur une entrée de tanker pour Donges. Un tour de pilotine depuis le port de Saint-Nazaire direction la zone d'attente des "gros" pour embarquer sur le MT Helen, un pétrolier de 245m de long.

Une fois à bord du grand navire battant pavillon Grec et alors que la pluie se met à tomber... une avarie de pompe à combustible est déclarée et après quelques tentatives de réparation rapide, la manœuvre est annulée. En effet, cause marée, donc courant, la fenêtre de temps pour effectuer une manœuvre d'entrée ou de sortie est courte et tout retard trop important la fait capoter.

C'est donc sous la pluie et à bord de la superbe vedette Lambarde, qui revint à l'assaut du MT Helen, que nous reprîmes le chemin de la terre. Un beau tour en mer tout de même et une occasion de photographier la pilotine en action. Et le lendemain allait être "la bonne".

Merci aux Pilotes de la Loire et aux marins du MT Helen.

La Lambarde à l'assaut du MT Helen
La Lambarde à l'assaut du MT Helen
La Lambarde à l'assaut du MT Helen

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