Regarde la mer

L'oiseau, l'épave et la méduse

20 Octobre 2009, 16:17pm

Publié par Pascal Collin

Dimanche 18 octobre 2009

Assis sur le tribord du Bulle de Jade 2, à quelques secondes de la bascule arrière, j'ai déjà l'esprit sous l'eau. C'est alors qu'un petit animal à plumes vient se poser tout près de moi sur un flexible du bloc de secours. Sûrement bien fatigué, il profite de croiser notre route pour faire une halte et reprendre quelques forces. Je te laisse te reposer tranquillement, ami aillé, l'arrière du Ville de Rochefort m'attend, je dois y aller.

Mise à l'eau dans le courant, un peu d'aide pour atteindre le mouillage et nous nous immergeons sans attendre. Accroché au bout, en drapeau et sur le dos, je descends en regardant Dominique qui a un peu de peine à franchir les 10 premiers mètres. La palanquée précédente ne nous a pas menti, il y a du jus ! Nous arrivons sur de la tôle que je ne reconnais pas. C'est un endroit de l'épave que je n'ai pas encore visité. A genoux, bien calé pour ne pas me faire embarquer, je commence par accrocher le parachute au grapin. Je dégage la chaîne, je gonfle et le tout s'en va rejoindre la surface. La visi est moyenne, je regarde quelques secondes autour de moi pour chercher un morceau remarquable mais pour l'instant apparaissent seulement quelques renforts et un peu de tôle plane. Ah si, j'aperçois une forme cylindrique, je prends dans sa direction.

L'explo démarre à contre courant. Nous avançons au milieu des tacauds qui, comme nous, rasent le fond. Nous devons être à l'extrémité arrière car il y a plus de roche et de sable que de tôle. Seuls quelques débris jonchent le fond. Une araignée bien décorée trône sur un bout d'épave, une blennie me regarde passer, un dormeur à demi ensablé tient compagnie à un congre. Les gorgones ploient sous la marée montante. Nous arrivons sur de la roche, je continue un peu, il n'y a plus de ferraille. Ah si, un morceau dépasse du sable. Quelques revers de main pour le dégager, on ne sait jamais je vais peut-être découvrir un objet de valeur. Je suis en compagnie de la trésorière du club c'est peut-être un signe, je vais trouver une pièce d'or ! Mais non, c'est juste un petit morceau plat. Durant quelques secondes j'ai connu le frisson du chercheur de trésor !

Le courant est maintenant un peu moins fort. Nous repartons vers la tôle. Les morceaux sont de plus en plus gros. Un bout de bordé, le secteur de barre et sa biellette qui valent à eux seuls leur lot de coups de palmes (ça remplace la rencontre avec un poulpe). Puis j'aperçois la ligne d'arbre. Ca y est je suis en terrain connu ! Nous la remontons jusque la machine où Dominique me montre qu'elle est presque sur réserve. Trois dernières minutes, le temps d'un point de vue et il est temps de remonter.

Au palier, ce que j'espérais se produit, une des nombreuses grosses méduses aperçues depuis la surface est à 3 ou 4 mètres de nous. Bien sûr je ne résiste pas et je les parcours pour observer cette magnifique Rhizostome s'ouvrir et se refermer avec grâce. De retour à bord du Bulle de Jade 2, j'apprends que le petit pouillot véloce(*) s'en est allé, vers le sud certainement. Nous quittons le site à notre tour, direction le Pilier pour un sandwich bien mérité puis retour à la maison... Didier, DP dévoué, nous a encore assuré une chouette virée !

* : Merci à oiseaux.net










Une trésorière dans le courant

Une partie du mécanisme de barre







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Lepadogaster Candollii

6 Octobre 2009, 17:55pm

Publié par Pascal Collin


Il y a quelques semaines, lors d'une plongée aux Gorets dans le golfe du Morbihan, j'ai aperçu ce petit poisson. J'avais juste eu le temps de prendre une photo mal éclairée (ci-dessous) puis il s'était vite planqué apeuré par nos gros yeux braqués sur lui. Mes premières recherches pour trouver son nom n'avaient rien donné.

Hier soir, en cherchant un club du coté de Saint Cast, je suis tombé sur une photo d'un de ses congénères avec son nom : Lepadogaster(1). Après quelques recherches un peu plus approfondies j'ai enfin son nom scientifique exact "Lepadogaster Candollii". Son nom commun, "Porte-ecuelle de Gouan" n'est pas des plus heureux. C'est sûrement pourquoi ceux qui le connaissent préfèrent l'appeler tout simplement "Lépadogaster" !

La prochaine fois que je le croise, je tâcherai d'apercevoir sa ventouse.

(1)Merci à Saint-Cast Plongée.


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