Regarde la mer

Fantoft, Nann Smith... RTT plongée à Portivy

30 Septembre 2010, 18:42pm

Publié par Pascal Collin

Mardi 21 septembre 2010

Il y a des jours comme ça où on a plus envie de profiter du soleil que d'aller au travail. Des journées que l'on préfère passer à la mer, sur un bateau et entre amis plutôt que d'aller s'enfermer dans un bureau, un atelier ou n'importe quel autre endroit dédié au dieu W. Ce mardi 21 septembre était une de ces journées
. Un soleil magnifique, une brise légère et un beau petit port, baigné par le calme et la douceur de fin de saison. 

Je retrouve une belle brochette de plongeurs BZH tous adeptes du pays de la tôle de fond. Nous allons profiter de cette superbe journée ensoleillée pour rendre visite à 2 épaves de cargos reposant à l'ouest de la presqu'île de Quiberon. Bien sûr, entre les deux immersions, un programme de choix: apéro, pique-nique face mer et sieste au bord de l'eau, le tout sans un nuage. Une vraie journée RTT plongée !
 


Fantoft

Un cargo norvégien ayant malheureusement croisé la route d'une mine le 9 février 1918. Ses restes reposent à une trentaine de mètres sous la surface de l'eau... verte et plutôt chargée ce jour là.

Fantoft

 

Nann Smith

Lui aussi cargo norvégien victime d'une mine allemande, le 22 mai 1917. Son épave, une des "stars" du secteur est posée à 25 / 30 mètres de profondeur. Si nous avons été accueillis par une eau plutôt bleue, elle a littéralement verdie en cours d'explo ! Il en fallait plus pour nous empêcher de profiter de la balade sur cette belle épave.

NannSmith

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Driskos, hélice majestueuse et coquettes colorées

25 Septembre 2010, 11:55am

Publié par Pascal Collin

Dimanche 19 septembre 2010, après-midi

Dur challenge pour le Driskos. Sélectionné pour la deuxième plongée de la journée, il vient quelques 3 heures après le "U". Inévitablement il va souffrir de la comparaison... Surtout au vu de l'état dans lequel les ferrailleurs l'ont laissé. Pourtant, croyez-moi, les "ruines" du vapeur grec réservent quelques surprises. Une des plus belles hélices du secteur, une ligne d'arbre en partie recouverte de son tunnel, un secteur de barre, des chaudières posées foyers en l'air. Ses pièces maîtresses assurent de belles perspectives et valent à elles seules la descente à 25/30 mètres.

Dans une eau encore bleue nous faisons tranquillement le tour du Driskos, croisant la route de tacauds nonchalants et de coquettes joueuses. Un mâle se faufile autour de la ligne d'arbre, défiant nos appareils photos. Sur l'avant c'est une femelle qui attire mon regard. Devant mes yeux amusés, elle tourne et retourne entre deux poupées de treuil. Un coup à droite, puis à gauche et se sauve... avant de revenir me dévisager. Dans les restes de la machine un congre sort la tête d'une bride, loin de s'imaginer que celle-ci a un jour vu passer la vapeur de la chaudière juste au-dessus de lui.

Conformément à ce que nous avions lu sur les tables, les ordinateurs ont rapidement affiché du palier. Les chiffres qui commencent maintenant à flamber nous ordonnent de rebrousser chemin. Nous nous élevons tranquillement de quelques mètres afin de survoler les restes du steamer à la tôle martyrisée. Une nouvelle séance de palier, à l'abri du Bulle de Jade 2, une petite heure de navigation et cette superbe journée en mer touche à sa fin. Les pensées, elles mettront encore quelques heures à faire surface.

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4709CLa cage d'hélice
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4775C4777CUne vieille ancre à jas
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Plus de photos dans l'album
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Driskos

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U-976, un loup gris dans l'eau claire

20 Septembre 2010, 16:28pm

Publié par Pascal Collin

Vendredi 24 mars 1944

Au petit matin, le U-976, U-boot de classe VII C, fait surface au large de l'île d'Yeu, à son point de rendez-vous avec les navires en charge de l'escorter. Tous espèrent rejoindre sans encombre la base sous-marine de Saint-Nazaire. Mais comme souvent depuis plusieurs mois, les services secrets britanniques ont décodé les transmissions entre le sous-marin et son commandement. La Royale Air Force lui a donc réservé un comité d'accueil auquel il n'échappera pas.

A 9h20, alors que le convoi est presque en vue de Noirmoutier, six Mosquitos déchirent le ciel et, déjouant la DCA des navires allemands, fondent sur leur proie. Le U-976, piégé par la faible profondeur ne peut plonger. Il décrit alors des zig zag et fait parler sa batterie anti-aérienne. En vain. Les obus perforants que crachent les canons de 57 des appareils de la R.A.F ont vite raison de son faible blindage.

Rapidement, l'eau de mer s'engouffre par l'arrière et le U-boot commence déjà à s'enfoncer. Comprenant que le sort en est jeté, l'équipage n'a pas d'autre choix que de l'évacuer et de se regrouper sur le pont. Ce dernier finissant par se dérober sous les pieds des marins, ceux-ci se jettent à l'eau. Ils seront repêchés par les navires de surface tandis que les Mosquitos s'éloignent. L'attaque aura coûté la vie à 4 sous-mariniers de la Kriegsmarine.

Il est alors 9h40. Le U-976, blessé à mort, bascule sous la surface de l'eau pour la dernière fois et s'en va rejoindre le sable 55 mètres plus bas. Dans la violence de l'impact, il se brise sur l'avant du kiosque, puis termine de se poser, incliné sur tribord. Délaissant pour toujours la fureur de la guerre le loup gris de l'Atlantique commence, ce matin de mars 1944, sa nouvelle vie d'épave…


Dimanche 19 septembre 2010

Tout autour la mer à perte de vue, pas une âme qui vive aux environs, à peine un souffle de vent, un soleil à faire pleurer les aoûtiens de cette année et surtout... une eau bleue, d'un bleu profond. Le bleu Atlantique par excellence nous tend les bras. En dessous, le U-976 attend notre visite. C'est séparés en deux petites palanquées que nous descendrons admirer et frissonner du spectacle que le loup gris solitaire offre dans une eau extraordinairement limpide.

Les innombrables poissons semblent enroulés autour de lui. De nombreuses queues bleues dansent à ses côtés et dans ses entrailles. Les antennes rouges dépassent des renforts du pont. D'impressionnantes juliennes aspirent au respect. La forme rebondie des ballasts est intacte. par contre, l'étrave a elle bien fondue et laisse nettement apparaître les tubes lance-torpilles. La cassure à l'avant du kiosque permet de jeter un oeil à ce qui devait être le poste de commandement. A cette profondeur et avec deux blocs sur le dos, impossible d'y pénétrer.

Nous parcourrons le U-boot sur toute sa longueur, apprécions chaque seconde car elles sont comptées. Posés sur le sable à l'extrême arrière, nous savourons les derniers instants de cette extraordinaire plongée en eau claire. Les 20 minutes d'immersion approchent. Nous nous élevons doucement et obliquons à 45° pour aller rejoindre le mouillage. Un début de remontée à contempler le U-976 sur plus de la moitié de sa longueur. S'il devait y en avoir qu'une cette année, c'était celle-ci...

Caractéristiques et historique plus complets sur Plongepave

Freddy et Sylvain s'immergent, disparaissent environ 25min...

4550...puis remontent attaquer leurs paliers.
4557A notre tour !
46154612CEnroulement de capelans
4614C4616C4619C4623C4625C4636CLes tubes lance-torpilles
4637C4638C4641C4642C4627C4649CU976U 976A genoux sur le sable... moment de plénitude à 55 mètres...
4656C4659C4662CDepuis la verticale de la poupe on distingue le kiosque
4663CEt c'est parti pour quelques minutes de palier
4673Didier, grand organisateur de nos sorties...

et la main bien gantée de Sébastien.
4678Des salpes au palier... un petit air d'Abyss
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D'autres photos dans l'album U-976

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