Regarde la mer

A Ouessant, les baleines ont-elles le mal de mer ?

30 Juin 2012, 22:00pm

Publié par Pascal Collin

A Ouessant comme ailleurs, les baleines ont-elles le mal de mer ? Un nudibranche est-il si nu qu'il en a l'air ? Les dauphins sont-ils footeux ? La puce de mer est-elle un insecte ? Un poisson peut-il chanter(*) ? Le plancton est-il explosif ? Le crabe coco est-il un crustacé à la noix ?!

Ces quelques questions (et leur réponse !) parmi tant d'autres (150 précisément) se trouvent dans un sympathique bouquin qui est l'œuvre d'une journaliste scientifique... et plongeuse, d'où le thème central : le monde marin et sous-marin ! Caroline Lepage, c'est son nom, joue avec les mots et maîtrise au moins autant l'humour que la science pour éclairer le lecteur sur ces sujets marins.

De la science, de la bio', de la blague... c'était bien assez pour que 270 grammes s'ajoutent à mon sac de plongée prenant la direction de Ouessant pour y être feuilletés et accessoirement photographiés posés sur des arméries maritimes.

Caroline, si tu lis ces lignes, sache que pour réaliser cette photo, il m'a fallu sortir le boîtier de son caisson (et donc faire mumuse avec les joints), quitter prématurément la soirée moules-lard-frites-chansons (gast !) du bourg de Lampaul et courir (après une journée de plongée) vers la côte afin de ne pas louper les derniers rayons du soleil. Voilà qui donne une valeur inestimable à ta dédicace !

(*) Si les poissons peuvent chanter, au nord de la Loire, cet été, ils doivent chanter sacrément faux !

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Gorle Greiz, objectif corail noir

26 Juin 2012, 18:00pm

Publié par Pascal Collin

Samedi 16 juin 2012

Bienvenus sur les tombants du Far Ouest. Des tombants qui descendent toujours plus bas dans le bleu donnant le vertige. Des tombants qui sous les lampes s'illuminent de couleurs et éblouissent ceux qui prennent le temps de les admirer. Des tombants qui n'en finissent pas de défier l'horizon et invitent à aller toujours plus loin. Des tombants lacérés de canyons et surplombés de forêts de laminaires. Des tombants qui cachent des trésors sous-marins devenant facilement l'objectif unique de l'immersion.

Bienvenus à Gorle Greiz où vous attendent son corail jaune, ses gorgones blanches, ses alcyons, ses éponges, ses anémones encroûtantes, ses anémones bijoux, etc, etc, etc... sans oublier son trésor le plus précieux, une magnifique branche de corail noir.

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Yembo, vieux vapeur à flanc de coteau

22 Juin 2012, 17:20pm

Publié par Pascal Collin

Vendredi 15 juin 2012

Une descente dans le bleu de l'Iroise au Nord Est de Ouessant, près de la Pointe du Stiff. A ce même endroit, au petit matin du 8 août 1875, le Yembo, un cargo britannique de 80m de long flambant neuf se perdait dans la brume et venait déchirer sa coque contre la roche. Sans faire de victime, le vapeur s'enfonça dans les flots et s'en alla se poser sur un fond de roche incliné entre 25 et 45 mètres. Vendu en l'état d'épave peu de temps après (dans l'espoir d'être renfloué ?!), le Yembo fut finalement abandonné à son sort puis oublié plus d'un siècle durant... avant de revivre aux yeux des hommes grâce aux recherches du club Ouessant Subaqua.

Que peut-il bien rester d'un navire soumis à plus de 130 ans de tempêtes bretonnes ? Nous arrivons sur l'épave en même temps que le dauphin Randy. Celui-ci nous quitte rapidement et nous commençons la balade. Le Yembo est posé "à flanc de coteau". Les restes épars de sa proue reposent à environ 45 mètres de fond, bloqués entre le tombant et de gros rochers. La présence d'antiques ancres à Jas ne trompe pas, il s'agit d'un vapeur du 19ème siècle. Près d'elles, un morceau de pont retourné cache un vieux treuil à vapeur.

En contournant le tombant sur quelques mètres, nous nous retrouvons face au gros de l'épave, un beau morceau de navire. Une longueur de carène est suffisamment conservée pour laisser admirer sa rondeur de l'époque et invite à passer contre elle. En continuant la pente, la chaufferie apparaît dans le bleu. Les deux chaudières retournées émergent du reste de l'épave. Après tant de décennies d'immersion, elles n'exposent toujours pas leurs tubes à fumée. Près d'elles, la machine est totalement éclatée. Distinguer ses composants demande de l'attention. Une bielle tordue et le vilebrequin en morceaux contrastent difficilement du fond de roche. A l’image de l’épave en général, la mécanique s’est grandement intégrée au décor.

En léger contrebas, apparait ce qui ressemble à une plage de galets noirs. Pour son premier et unique voyage, le Yembo transportait 2000 tonnes de charbon. La cargaison repose dorénavant étalée entre la roche et un morceau de bordé et offre un beau contraste avec le reste du site.

Trouver la ligne d'arbre et l'hélice demande de s'élever encore un peu plus et exige de fouiner dans les laminaires qui à Ouessant décorent la roche jusqu’à plus de 25 mètres de profondeur. Si l'arbre d'hélice est encore bien cylindrique, la pauvre quadripale n'est plus que l'ombre d'elle-même. Rabotée par la houle et rongée par le sel elle a perdu de sa superbe, tout comme sa cage, allongée sur la roche et recouverte par les "queues de vache". Cette émouvante vision de quadripale meurtrie signe d'ailleurs la fin de la plongée, qui de bas en haut, de la proue à la poupe, aura offert aux visiteurs sous-marins 80 mètres de tôle de fond.


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Yembo

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