Regarde la mer

Levenvale. Eau bleue, tôle brune et sable blanc

8 Mars 2010, 08:48am

Publié par Pascal Collin

Samedi 6 mars 2010

Il ne fait pas bien chaud, le vent se lève mais le ciel se dégage et vire au bleu franc. Après plusieurs annulations, la première plongée salée de l'année arrive enfin. Le port de départ, le Koréjou, n'a pas été choisi par hasard. Ce samedi ils mettent le cap sur l'épave du Levenvale, un cargo qui battait pavillon du Royaume Uni. Le 20 septembre 1884 il talonna une roche de la côte des légendes et s'en alla sombrer face à la plage du Vougot sans faire de victime si ce n'est sa dernière cargaison, 1000 tonneaux de ciment qu'il devait livrer à Poti en Géorgie.

C'est donc sous un soleil d'hiver que Patricia, Alex et moi, suivis de 2 autres palanquées, allons explorer cette épave encore peu connue car redécouverte en avril de l'année dernière. Première bascule arrière de l'année dans une eau flirtant avec les 8° Celcius, nous nous retrouvons au mouillage, Alex prend la tête, avec Pat nous le suivons. Nous descendons 14 mètres à peine et découvrons le Levenvale bruni par le temps, posé sur un fond de sable blanc et entouré d'eau bleue. L'ensemble a un rendu particulièrement esthétique. Le ciment que le navire transportait, solidifié par des années d'immersion, lui a permis de traverser les décennies sans s'effondrer sur lui-même. Bien sûr il a subi les assauts de la météo et les furies des nombreuses tempêtes depuis 1884 mais les bordés sont encore là ainsi qu'une partie de l'échantillonnage.


Les laminaires, ayant colonisé la partie supérieure de l'épave, participent à l'ambiance. Sur l'arrière ce qui reste de l'hélice et de sa cage sont encore surplombés par la poupe bien droite. Sur une partie du pont toujours présente, l'hélice de secours impose de prendre un peu de hauteur, surtout lorsqu'elle est recouverte de laminaires. La chaudière de belle taille trône au milieu de l'épave. Ses foyers abritent quelques poissons. Sur bâbord une pièce de machine plantée dans le sable attire le regard du plongeur. Sur l'avant, une ancre à demi ensablée tout comme un chaumard 2 mètres plus loin. La proue, légèrement inclinée nécessite de prendre du recul pour en apprécier les formes arrondies.


Un nouveau tour vers l'arrière et le froid nous commande de remonter. Les autres palanquées nous suivent de près. Le vent a encore forci, il faut rentrer au port se mettre à l'abri et se réchauffer. Nous laissons derrière nous le Levenvale, l'eau bleue et le sable blanc... mais c'est sûr je reviendrai goûter à cette ambiance graphique et surtout admirer certaines merveilles que le beau sable blanc s'amuse à couvrir et découvrir au fil des marées et qui étaient cachées cette fois-ci.


Merci à BRP pour les infos sur l'historique du Levenvale qui ont complètées celles données par le Korejou.

512751395142Plus courageuse que ses compagnons de palanquée qui sont en étanche,
une plongeuse en combinaison humide dans une eau à 8°C !514351455148515151555159516251635169517851825173518551865190519151965206Plus de photos dans l'album  Levenvale

Commenter cet article

Moran 17/09/2015 17:58

aurait t'il était possible de avoir la position GPS de cette belle épave ?

Pascal 17/09/2015 20:05

Bonsoir. J'y étais en pur touriste 2010. Je pense que la structure Koréjou Plongée y va encore.

Francois 08/03/2010 10:05


Finalement, la visibilité sous-marine n'est pas plus mauvaise qu'en Roussillon ! Il y a des pontes de nudibranches : il faudra revenir voir les bébés nudis ;-)


me(__FILE__) . '/'); /** Réglage des variables de WordPress et de ses fichiers inclus. */ require_once(ABSPATH . 'wp-settings.php');