Dimanche 10 juillet 2011
Superbe plongée sur une des "inconnues" qui gisent dans la zone des 40 mètres aux abords de la bouée SN1, hauturière entrée du chenal de Saint-Nazaire. SN1 B, simple quadrigramme pour désigner
une épave de navire au nom oublié, sûrement envoyé par le fond lors de la première guerre mondiale.
A perte de vue des côtes, l'eau s'éclaircit (se rafraîchit aussi !) et la visite de la tôle non identifiée prend des allures de voyage au pays des rêves du plongeur. Homards curieux, lieus
énormes, bancs de tacauds aux rayures fraîches, bars argentés... la faune du large est là. Posée sur un beau sable blanc, la magnifique épave expose sa chaufferie et sa machine couchée dont les
pièces nécessitent de prendre de la hauteur pour être admirées. Des pans entiers de coque emprisonnant sûrement des trésors historiques servent d'abris à la vie sous-marine qui n'en fini pas de
faire écarquiller les yeux des humains de passage. A l'extrême arrière, un ballet de rayés invite à passer sous la voûte de la poupe constellée d'œillets, de corynactis et d'éponges.
Plantés dans le sable et superbement colonisés, l'hélice et l'appareil à gouverner sont le point d'orgue de la visite de la moitié arrière de l'épave. Un salut au secteur de barre et c'est
l'heure de faire demi-tour pour aller tranquillement rejoindre le mouillage. Traînant des palmes le plus possible je dois tout de même me résigner à suivre mes équipiers vers la surface. Nous
abandonnons SN1 B, ses beautés et ses mystères. Lors des directives, le DP nous a rappelé le dicton qui s'applique ici parfaitement : "Savoir accepter la frustration"...











D'autres photos dans
l'album SN1B