Une belle épave qui vaut à elle seule le déplacement jusqu’ici. Après avoir "perdu" quelques 5min sur les débris de l'avant, nous avons mis le cap sur la partie arrière. Deux belles chaudières
nous ont montré le chemin de la machine, couchée sur le flanc, livrant ses entrailles qui méritent une inspection en règle. Puis la poupe nous a ouvert ses tôles et bien sûr impossible d'y
résister. L'endroit est magique. Vous y entrez d'abord facilement mais à mesure que vous progressez il faut passer entre le barrotage de plus en plus serré et recouvert d'éponges et d'œillets de
toutes sortes. Là, un trou d'homme m'a dit "Stop, toi et le truc que tu as sur le dos vous n'avancez plus !". Ok, mais je braque quand même ma lampe et mes yeux à travers toi pour voir le PP
arrière !
Demi-tour parmi les lieus jaunes, nous contournons par bâbord jusque l'hélice et le gouvernail puis alors que c'est largement le moment de remonter, le secteur de barre capte notre attention.
Dressé tel un cobra qui hypnotise sa proie il nous retient encore 1 ou 2 minutes... A l'arrivée, du palier à 9, du palier à 6 et carrément un étage à 3 mètres ! Tout le temps de se remémorer la
superbe balade tandis qu'au-dessus 2 plongeurs attendent leur tour avec grande impatience.
3 minutes plus tard, alors que je traversais la machine encore debout, j'avais l'impression que plus nous avancions, plus la visi diminuait. Allez, il faut rapprocher le masque et plisser les
yeux, l'heure du spectacle de la faune fixée est arrivée. Les corynactis, qui n'ont pas volé leur surnom d'anémones bijoux, restent les stars de la plongée rapprochée. Les éponges ne sont pas en
reste. Puis un morceau de vaisselle inaccessible me rappelle que nous sommes sur une épave.
Nous terminons le tour de la machine et retournons vers le bout de bordé qui nous avait accueillit. Un congre nous montre le bout de son nez et un homard celui de sa queue puis nous rejoignons le
grappin. Une petite anémone toute blanche plantée là pour nous dire au revoir ondule dans le léger courant. Nous remontons pour une nouvelle séance de palier mais nettement moins longue que la
précédente...
Tandis que nos acolytes explorent à leur tour SN1 A, les forts en tonneaux croisent tout près, attirés eux aussi par SN1 mais pour une toute autre raison. Avant de rentrer nous irons saluer la
brave bouée, quelques derniers ronds sur l'eau pour jouer avec un ban de dauphins (ça aurait été dommage de rater ça !) puis il est vraiment l'heure de rentrer.
J'avais quitté la maison à 7h30, je rentre à 22h00... Entre temps, la boîte à bons points s'est asséchée !
SN1 A, eau chargée...les yeux se plissent