Regarde la mer

Articles avec #marne n°1

Reloaded ! Marne, sous le nuage vert

7 Février 2015, 19:00pm

Publié par Pascal Collin

Samedi 31 août 2013

Il est des épaves qu'on a la (trop bonne) habitude de visiter en eau claire. Celle du Marne est, en ce qui me concerne, une de ces épaves que je visite à chaque fois avec une visibilité de plus de 20 mètres... que je visitais, dirais-je maintenant ! Ce beau samedi de fin août, par une météo ensoleillée et après des jours de mer calme, le lâché de grappin s'enfonçant dans un bleu translucide présageait d'une continuité de la série bleutée du Marne. Pourtant, une fois le matériel sur le dos et quelques mètres plus bas, un "beau" nuage de particules nous attendait pour nous servir de guide !

De la poupe à la proue, croisant et recroisant ce facétieux nuage plus ou moins compacte suivant les moments, nous avons exploré cette épave chargée d'histoire. Car le Marne, comme beaucoup d'autres ferrailles du secteur de l’estuaire de Saint-Nazaire est une des nombreuses pages de la première guerre mondiale.

Le cargo, long de plus de 110 mètres, fut victime d'une torpille de l'UC-61 le 28 juin 1917 vers 23h. De nuit, dans une mer formée et au milieu des tôles déchiquetées par l'explosion de la torpille allemande, l'évacuation du navire en perdition se transformait en désastre. Les chaloupes se retournèrent les unes après les autres projetant les marins à la mer. 10 d'entre-eux perdirent la vie dans le naufrage.

Reposant maintenant par 25 à 30 mètres de fond, les restes du Marne s'écroulent d'année en année mais continuent de proposer aux visiteurs une très belle plongée.









Marne T6798
Marne T6784

Plus de photos dans l'album
0632C

Voir les commentaires

Marne N°1, sa tôle, ses couleurs et son gardien

29 Juin 2011, 19:09pm

Publié par Pascal Collin

Dimanche 26 juin 2011

Soleil de plomb et mer calme pour ce rendez-vous avec la tôle de fond. Une nouvelle fois, dans une eau plus claire que la moyenne, 29 mètres sous la coque du Bulle de Jade 2, une trace de la folie des hommes nous attend.
 
Le soir du 28 juin 1917, le Marne N°1, beau cargo français flambant neuf navigue en tête d'un convoi de 7 navires descendant vers Bordeaux et sous escorte de 2 patrouilleurs. Malheureusement ce soir là l'UC-61 est en embuscade du côté de Noirmoutier et la belle proie que fait le Marne n'échappe pas à la vigie du sous-marin. Une torpille du bâtiment de la Kriegsmarine touche le cargo sur tribord au niveau de la chaufferie et l'eau s'engouffre immédiatement. Les membres d'équipage tentent de sauver leur vie dans les chaloupes mais dans une mer agitée et en pleine nuit, l'évacuation tourne au drame. Le vapeur français s'enfonce à 6 miles au large de Noirmoutier emportant avec lui 10 marins sur les 38 que comptait son équipage.
 
Bascule arrière 94 ans après le naufrage et descente le long du bout. Le grappin posé près de la mèche de gouvernail nous indique le début de la visite. Cette année, les congres ont envahi l'épave. L'un d'eux n'appréciant pas que je lui chatouille le dos, fait marche arrière, sort la tête et me montre les dents. OK, je te laisse tranquille ! De la poupe vers la proue, à l'axe navire, nous remontons l'épave du Marne au milieu de ses habitants. Un homard à la pince tranchante fraîchement repoussée est logé sur les hauteurs d'un pan de tôle. Me regardant depuis sa fenêtre, il semble être le gardien de la place. Les 3 chaudières, la machine triple expansion qui développait 2000 chevaux et qui laisse apparaître son énorme piston basse pression... la partie centrale du vieux vapeur a de quoi occuper à elle seule plusieurs minutes de plongée. Une coquette mâle nous exhibe ses couleurs et retient l'attention de Seb et moi. Lydie, elle, préfère s'ébahir de quelques crevettes sous la protection d'un congre.

Mais il faut avancer vers l'avant, avec Seb on est là pour voir du piston et du canon ! Un congre, se promène en pleine eau entre les treuils qui sont posés au milieu des débris. A quelques mètres, le canon avant de 90mm couché est toujours accroché à son affût en crinoline. Un peu plus sur l'avant, le tas de chaînes puis les deux ancres croisées indiquent que nous sommes arrivés à l'extrême avant, toujours à l'axe navire. La demi-heure au fond est largement dépassée, il n'en fallait pas moins pour parcourir les restes du Marne qui mesurait tout de même 114m de long. Bras en croix, pouces vers le haut... fin de plongée on remonte  !

Marne
T6252

T6271

T6293

Voir les commentaires

Marne, eau claire et dimension grand angle

1 Août 2010, 07:12am

Publié par Pascal Collin

Samedi 31 juillet 2010

Le ciel est désespérément gris. Seules deux ou trois trouées laissent le soleil inonder de lumière et de chaleur la surface de l'eau sur laquelle notre beau bateau file à vive allure. Nous allons visiter le Marne, un cargo qui croisa malheureusement la route de l'UC-61 le 28 juin 1917 à 7 Milles au large de Noirmoutier. Pétardé dans les années 30, le cargo, posé à 25/30m offre, parfois dans de l'eau claire, de belles pièces aux yeux des plongeurs qui lui rendent visite.

Et justement de l'eau claire, c'est ce qui nous attend une fois passés les quelques mètres de tambouille qui collent à la surface. Comme Christophe et Annick avaient dit, il y a de la visi ! Avec Didier en tête et 230 bars bien sonnés sur le dos à la mise à l'eau nous effectuons un beau tour de l'épave. Equipé pour la première fois d'un grand angle je me lâche sur la tôle. La machine bien sûr, avec son énorme piston basse pression, les chaudières, la mèche de gouvernail qui semble vouloir atteindre la surface de l'eau, les ballasts et leurs mailles au travers desquelles on voudrait se faufiler, les treuils plantés dans le décor, les grosses ancres Marel, le canon de 90,... L'eau claire invite à aller toujours plus loin, à ne jamais arrêter la visite. Nous prenons même le temps d'aller longer le tombant qui flirte avec le tribord avant. Puis c'est l'inévitable remontée et la séance de palier dans la particule.

Dans le monde du dessus, le ciel est toujours gris. Le pique-nique sur le bateau, pas de Sauvignon car pas de tire-bouchon (à ajouter dans la trousse de premiers secours !) Puis nous mettons les gaz vers Préfailles. Dire que la sortie a manqué d'être annulée faute de participants... Ca aurait été vraiment dommage de rater ça, n'est-ce pas ?!

0801C

Didier survole l'hélice de secours
0629C0632CLa mèche de gouvernail
0638C0650C0654CLes ballasts du Marne
0659C0661CArrivée sur la machine
0665CPour Manu et Ben, un beau planaire rayé
0669CNon ce n'est pas une chaudière... c'est un (gros) piston
0670 NBC0672C0678C0683C0692CInspection réglementaire de la chaudière
0693C0697C0702CPresque la même photo que l'année dernière
0707C0711CLe canon de 90, l'ancre de secours, une bitte double et de la tôle !
0721CLes ancres encore dans leurs écubiers
0729CUn gobie léopard... moins dangereux que dans la savane
0733CUn compas géant ?
0735CUn peu à l'écart, quelques tôles plantées dans le sable blanc et hantées par des lieus
0736CLa ligne d'arbre traverse le champ de débris du Marne
0761CEt un sablier presque neuf croisé au retour pour terminer
0794C
D'autres photos dans l'album Marne

Voir les commentaires

1 2 > >>
me(__FILE__) . '/'); /** Réglage des variables de WordPress et de ses fichiers inclus. */ require_once(ABSPATH . 'wp-settings.php');